Google continue à référencer les pages d’accueil des sites pirates

A la suite des réclamations effectuées par les ayant-droit, le moteur de recherche leader Google se montre déterminé à défendre sa position dominante sur le Web. Pour ce dernier, il n’est pas question de stopper la référence des sites pirates : la désindexation réclamée devrait, selon lui, être appliquée à des sites bien précis.

3 millions de liens reliés à des sites pirates parviennent sur Google chaque semaine

site pirateLa lutte contre le piratage continue sur Internet. Et si Google est particulièrement invité à collaborer à cette action, c’est parce qu’en raison de sa position souveraine sur la toile, il reçoit quotidiennement des liens reliés à des sites et fichiers piratés. 3 millions de liens par semaine pour être plus précis et que les ayant-droit lui exigent de déréférencer. Mais, pour la firme de Mountain View, l’interdiction des pages d’accueil n’est pas envisageable. Au lieu de céder à la demande, elle exige à son tour que les noms précis des liens à désindexer de son moteur de recherche lui soient communiqués. Et pour cause, selon les responsables, interdire les pages d’accueil des sites ne pourrait se faire sans motif précis et légitime, bien que les sites en question soient eux-mêmes illicites. Sont alors principalement visés les hébergeurs spécialisés et sites de lien BitTorrent ainsi que les plateformes de streaming.

Lutte contre le piratage : Google refuse de collaborer pour cause de demande imprécise

Le refus de Google de déréférencer les pages d’accueil de site jugés illicites sur son moteur de recherche se justifie donc par le manque de précision des demandes adressées par les ayant-droit, représentés la MPAA ou Motion Picture Association of America. Si l’on en croit le géant du Web, les informations fournies par cette dernière sont insuffisantes, ne lui permettant pas de prendre les mesures exigées, d’autant plus qu’elles ne sont pas « formulées clairement et précisément ». Sur un ensemble de 81 requêtes adressées par les défenseurs des droits d’auteur, Google n’en aurait traité qu’une vingtaine.

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