Abandon des soins : L’absence de complémentaire santé en est la cause

Le fait de ne pas être couvert par une complémentaire santé est la cause principale d’abandon aux soins à cause des difficultés financières, c’est ce que met en avant une étude de la Drees.

Lorsqu’on ne bénéficie pas d’une couverture auprès d’une complémentaire, on tend à renoncer aux soins pour des raisons financières. C’est notamment la conclusion de l’étude entamée par la Drees (Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques) publiée en juillet. Selon cette étude, ce sont les individus n’ayant pas de complémentaire santé qui sont nombreux à abandonner les soins.

La Drees affirme que cette notion d’abandon des soins se montre très utile afin de comprendre l’accès aux soins qui sont moins remboursés auprès de l’assurance maladie obligatoire. Il s’agit entre autres des soins dentaires et de l’optique, des soins qui sont particulièrement pris en charge par la complémentaire santé.

D’après les chiffres, les écarts aux taux de renoncement aux soins peuvent se situer jusqu’à 15 points en fonction de la manière de poser les questions. Par exemple, le niveau de renoncement peut atteindre 36% quand la question posée est plus précise, autrement dit, quand on mentionne directement les raisons financières et le type de soins.

« N’abandonnez plus vos soins, trouvez la meilleure mutuelle »

Faire une comparaison

Mais la Drees annonce cependant que les déterminants sociaux chez les individus qui renoncent aux soins à cause des problèmes financiers sont parfois semblables, peu importe la formulation de la question. Plus de 20% des individus qui ont avoué renoncer à plus d’un soin ne possèdent pas de diplômes et 30% figurent dans le premier quintile en matière de niveau de vie.

Aussi, la formulation de la question n’influence aucunement le classement des soins qui causent le plus de renoncement. La Drees souligne spécialement que les soins d’optiques et dentaires sont ceux où il y a le plus de renoncement.

Les spécialistes suggèrent alors de ne pas interpréter tout bonnement le taux de renoncement, mais de faire des comparatifs de taux entre années tout en se soumettant aux mêmes conditions de collecte.

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